Sommaire
- Un pilier de la gastronomie française
- La blanquette, un classique toujours actuel
- Comment se prépare une blanquette de veau ?
- Quel vin blanc avec une blanquette ?
- Peut-on servir un vin rouge ?
- Et les rosés et les bulles ?
- Le champagne, un accord de haute précision
- Les champagnes Laurent-Perrier pour accompagner la blanquette de veau
- Conclusion – Que boire avec de la blanquette de veau ?
Vins, champagnes et accords d’élégance pour un grand classique français
Un pilier de la gastronomie française
Parmi les grands classiques de la gastronomie française, la blanquette occupe une place singulière. Plat de famille, plat bourgeois, plat de bistrot, plat de roman, elle traverse les générations sans jamais perdre de sa force symbolique.
Aux côtés du bœuf bourguignon et du cassoulet, elle figure aujourd’hui parmi les mets qui incarnent le mieux la France aux yeux des Français comme des visiteurs étrangers. Ce succès durable tient à son équilibre subtil : une viande tendre, une sauce crémeuse à base de crème et de bouillon clair, des légumes doux, une texture enveloppante, jamais agressive.
Face à cette douceur assumée, une question revient systématiquement au moment de passer à table : quel vin boire avec une blanquette ?
Vin blanc ou rouge, vins rosés délicats, voire vins effervescents : les possibilités existent, à condition de respecter l’esprit du plat
La blanquette, un classique toujours actuel

Les plats préférés des Français
Les études récentes confirment l’attachement des Français à une cuisine traditionnelle, conviviale et rassurante. Selon une enquête Ipsos publiée à l’occasion du Guide Michelin 2025, les plats qui représentent le mieux la France à l’international sont :
- – le bœuf bourguignon
- – le cassoulet
- – la blanquette, qui complète ce podium très patrimonial
Dans le même temps, raclette, pizza, couscous ou poulet-frites occupent également une place centrale dans les habitudes alimentaires. La blanquette appartient ainsi à ce cercle restreint de recettes capables de traverser les modes sans se figer.
Une évolution du goût sans rupture
De la cuisine bourgeoise des années 1950 au retour contemporain des plats mijotés, la blanquette a su s’adapter sans perdre son identité. Aujourd’hui, elle se retrouve aussi bien sur les tables familiales que dans les bistrots modernes et certaines tables gastronomiques, preuve de sa vitalité intacte.
Comment se prépare une blanquette de veau ?
Le choix de la viande
Les morceaux de veau les plus utilisés sont :
- – Collier,
- – Épaule,
- – Poitrine, tendron, flanchet,
- – parfois jarret, pour apporter du collagène et du fondant.
Traditionnellement, on associe :
- – un morceau un peu gras (tendron, poitrine, flanchet),
- – un morceau plus gélatineux (jarret),
- – et un morceau plus maigre (collier, épaule),
pour obtenir à la fois saveur, moelleux et tenue en bouche.
Le bouillon et la cuisson
La blanquette de veau est un plat blanc : on ne fait pas dorer la viande.
- 1 – On met les morceaux de veau dans une cocotte, couverts d’eau froide.
- 2 – On ajoute :
○ carottes, poireaux, céleri, oignons piqués de clous de girofle,
○ bouquet garni (thym, laurier, persil),
○ sel, éventuellement quelques grains de poivre. - 3 – On porte à frémissement, on écume soigneusement, puis on laisse mijoter doucement jusqu’à ce que la viande soit fondante.
Ce bouillon devient le fond blanc de veau, base de la sauce.
La sauce
La sauce de la blanquette est un velouté blanc crémé, souvent enrichi à la fin par une liaison aux jaunes d’œufs :
- 1 – On prépare un roux blond (beurre et farine).
- 2 – On ajoute progressivement une partie du fond blanc filtré, en fouettant pour éviter les grumeaux.
- 3 – On laisse épaissir doucement.
- 4 – On ajoute crème fraîche, sel, poivre, éventuellement un jus de citron.
- 5 – Hors du feu, on peut lier avec un mélange crème + jaunes d’œufs + citron, ajouté au dernier moment, sans refaire bouillir pour préserver l’onctuosité.
Les champignons de Paris sont souvent cuits à part (beurre, jus de citron) pour rester fermes, puis ajoutés à la sauce peu avant de servir.
La blanquette s’accompagne traditionnellement :
- – de riz blanc,
- – parfois de pâtes fraîches ou de pommes de terre vapeur.
C’est un plat réputé encore meilleur réchauffé, la sauce et la viande ayant eu le temps de se fondre.
Quelques conseils pour bien réussir sa blanquette
- – Choisir un veau de qualité (fermier, label), riche en collagène pour une texture fondante.
- – Démarrer la cuisson de la viande à froid, pour obtenir un bouillon clair.
- – Écumer régulièrement pour préserver la finesse de la sauce.
- – Ne jamais faire bouillir après ajout des jaunes d’œufs, sous peine de trancher la sauce.
- – Assaisonner avec mesure : sel, poivre, un trait de citron pour réveiller l’ensemble sans écraser la douceur du veau.
Quel vin blanc avec une blanquette ?
Les références classiques
Un vin blanc sec reste la voie la plus naturelle. En Bourgogne, sur la Côte de Beaune, des appellations comme Saint-Romain, Rully ou Pernand-Vergelesses offrent une trame idéale : tension, finesse, notes florales et minérales.
Dans la Loire, le chenin sec (Vouvray, Montlouis, Anjou) séduit par son acidité précise et ses notes de fruits blancs. Il apporte un contrepoint lumineux à la richesse de la sauce.
Autres pistes élégantes
À Bordeaux, certains domaines en Graves ou Pessac-Léognan produisent des blancs équilibrés, où sauvignon et sémillon conjuguent fraîcheur et rondeur.
Dans la vallée du Rhône, un Crozes-Hermitage blanc accompagne admirablement une version généreuse, à condition que le boisé reste discret.
Pour varier, un vin de France issu d’un terroir frais, ou même un vin élaboré selon des principes vins bio, peut aussi convenir, dès lors que la pureté et l’équilibre priment.
Peut-on servir un vin rouge ?
Le rouge n’est pas exclu, mais il doit être choisi avec une extrême précision. Les tanins marqués sont à proscrire : ils seraient trop puissants face à la sauce.
Un pinot noir tout en délicatesse, peu extrait, aux tanins soyeux, peut fonctionner. En Bourgogne ou en Beaujolais, un vin issu de gamay, léger et fruité, servi légèrement rafraîchi, constitue une alternative intéressante.
L’idée n’est pas de créer un contraste brutal, mais un équilibre entre douceur et fraîcheur.
Et les rosés et les bulles ?
Un vin rosé de gastronomie, droit et sec, peut surprendre agréablement, notamment dans une version printanière du plat. Ces vins rosés apportent souplesse et légèreté sans masquer les saveurs.
Quant aux bulles, elles offrent une lecture particulièrement raffinée de l’accord.
Le champagne, un accord de haute précision
Grâce à son effervescence, le champagne nettoie le palais, allège la matière et prolonge la dégustation. Cette capacité à structurer la bouche explique pourquoi les accords mets-vins avec des champagnes bien choisis fonctionnent remarquablement. Un Blanc de Blancs tendu, un brut équilibré ou un millésimé déjà patiné apportent cette élégance discrète qui permet de sublimer le plat sans jamais l’écraser
Les champagnes Laurent-Perrier pour accompagner la blanquette de veau
Dans la gamme Laurent-Perrier, plusieurs cuvées répondent parfaitement à ces préconisations.
Laurent-Perrier Blanc de Blancs Brut Nature

L’accord sur la fraîcheur et la précision
Composé à 100 % de Chardonnay, Laurent-Perrier Blanc de Blancs Brut Nature est né de l’assemblage de Chardonnays issus des Grands Crus de la Côte des Blancs et de la Montagne de Reims.
- – Il offre une tension droite, sans aucune verdeur.
- – Les Chardonnays de la Côte des Blancs apportent la minéralité crayeuse et l’allonge.
- – Ceux de la Montagne de Reims apportent des notes citronnées et une certaine rondeur.
C’est un champagne parfaitement équilibré entre la tension attendue d’un Blanc de Blancs et une douceur de texture qui en fait un accord aussi raffiné qu’accessible.
Sur une blanquette de veau classique, il vient :
- – alléger la sauce,
- – prolonger la fraîcheur du citron,
- – souligner la finesse du veau.
Laurent-Perrier « La Cuvée »

L’alternative sûre, l’accord de confiance
Laurent-Perrier La Cuvée (55 % Chardonnay, 35 % Pinot Noir, 10 % Meunier) est un champagne de parfait équilibre :
- – majorité de Chardonnay pour la fraîcheur,
- – Pinot Noir pour la structure,
- – Meunier pour le fruit.
Sa fraîcheur remarquable, son fruité délicat et sa complexité, soutenue par un vieillissement de 4 ans sur lies, en font un champagne de gastronomie pour des accords toujours réussis.
Sur une blanquette de veau :
- – il accompagne très bien les versions classiques,
- – il s’accorde aussi avec des interprétations plus modernes (ajout de champignons forestiers, touche d’herbes fraîches, zestes d’agrumes).
Laurent-Perrier Brut Millésimé 2015 ou 2018

Pour les blanquettes les plus riches
Lorsqu’il s’agit d’une blanquette particulièrement généreuse – sauce plus réduite, champignons poêlés, légumes confits – un champagne millésimé est une option magistrale.
Les millésimes 2015 et 2018 de Laurent-Perrier, par leur profondeur aromatique et leur texture à la fois minérale et crémeuse, forment un accord d’exception :
- – la richesse de la sauce trouve son répondant dans le volume du vin,
- – la fraîcheur champenoise et la finesse de la bulle maintiennent l’ensemble en équilibre,
- – la dimension aromatique (notes grillées, brioche, fruits à noyau) dialogue avec le veau mijoté.
Conclusion – Que boire avec de la blanquette de veau ?
Se demander « Que boire avec de la blanquette de veau ? », c’est célébrer l’un des grands plats de la cuisine française, à la croisée de la tradition bourgeoise, du patrimoine familial et de la culture populaire.
- – Les vins blancs secs, amples et vifs – de Bourgogne, de Loire, de Bordeaux ou du Rhône – demeurent les compagnons naturels de ce plat.
- – Certains vins rouges délicats, choisis avec soin, peuvent offrir une alternative subtile lorsque l’on recherche un accord différent.
- – Enfin, le champagne ouvre une voie à la fois audacieuse et évidente :
- avec Blanc de Blancs Brut Nature,
- La Cuvée,
- et les Brut Millésimés 2015 et 2018,
Laurent-Perrier propose une palette de cuvées capables d’épouser toutes les nuances de la blanquette de veau, de la plus simple version familiale aux interprétations gastronomiques les plus raffinées.
Une manière d’inscrire ce plat emblématique dans une expérience d’excellence, où la tradition française rencontre l’art du champagne.